Au petit matin, avant que le soleil n'apparaisse, la montagne est couverte de rosée mais ne sent rien.
Ou plutôt si, elle sent encore la nuit humide et la terre fraîche.
Dés que le soleil arrive, la rosée s’évapore, c’est à ce moment que je commence à cueillir, car la fleur ou la plante renferme encore au plus profond d'elle-même les secrets de son parfum.
Tous les gestes de cette opération sont remplis de délicatesse.
Entre la montagne et moi s'installe une intimité que pour rien au monde je ne voudrais abandonner. C'est l'essence même de mon activité.
Pour que la fleur ne s'échauffe pas, c'est dans un panier d’osier, tapissé d'un torchon que je la dépose.
Je ne prélève que la quantité nécessaire à ma petite production quotidienne.